QUE N’AI’JE CENT ANS

(rondel)

Que n’ai-je cent ans, que n’ai-je mille ans,
De vie assurée sur la ronde terre,
Pour l’humble plaisir, quand reviens de guerre,
De trouver grandis mes petits enfants !
Et Perrine est là, ses yeux caressants,
Son minois coquin, son bras qui m’enserre…
Que n’ai-je cent ans, que n’ai-je mille ans
De vie assurée sur la ronde terre !
Peu me chaut l’orgueil de ces courtisans
Qui d’eux font parler jusqu’à l’Angleterre.
En notre maison de chaume et de pierre,
D’un simple bonheur sommes artisans.
Que n’ai-je cent ans, que n’ai-je mille ans
De vie assurée sur la ronde terre !

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