Levant vers moi sa truffe rose,
Mon chat murmure qu’il m’adore.
Puis il ajoute quelque chose
Que je ne comprends pas encore.
Je lis dans son regard ambré
Qu’il est heureux, et que c’est doux
Quand on est un beau chat fourré
De ronronner sur des genoux…
Après quoi, il sort un moment,
Posant ses patins de velours
L’un devant l’autre, poliment,
Sur mon vieux tapis de toujours.
Et dans la cour bien ratissée
On voit, quand il fait un bond,
Sa queue fine très haut troussée
Et dessous, le petit oeil rond.
* * *
