VANITAS, VANITAS VANITATUM

Tout est vain, les joies, les peines,
Même le sang dans tes veines
Lorsqu’il est changé en feu.
Même le froid qui rend bleu,
Mais n’éteindra pas l’enfer
Qu’allume en toi Lucifer.
Tout est vain. En ton Ami
Couve l’Amant de demain,
Avant d’être l’Ennemi
Sans raisons, un beau matin,
Puis l’Indifférent qui passe
En quête d’une autre chasse.
Tout est vain. Le Mot te leurre,
Teint le néant de couleurs,
En fait des réalités.
Dis-moi : est-ce bien l’été,
En août, quand ton coeur frissonne ?
Seul est vrai le glas ?… Qu’il sonne !

1952

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