Le mal de dents, oh, c’est terrible !
Cà vous grignote à petit feu,
Cà vous transperce peu à peu,
Quand ce diable vous prend pour cible.
Le mal de dents, çà vous rend mou,
Hagard, le cerveau en gelée.
La douleur est là, martelée.
Parfois aussi, çà vous rend fou.
La main sur votre joue et l’œil terne,
Hanté par les évolutions
De ces maudites pulsations,
Plus rien, vraiment, ne vous concerne.
Le miracle du mal de dents,
C’est quand il éteint ses feux :
Tout devient alors somp-tu-eux !…
Serait-ce un bien, le mal de dents ?
* * *
