JOUR DE L’AN

C’est en vain que l’An se défoule

En mourant,

Verre aux dents.

 

C’est en vain que le temps se saoule,

Eructant

Son encens.

 

C’est en vain que l’amant s’enroule

Au corps blanc

Qui l’attend.

 

C’est en vain que le faon s’écroule,

En criant

Dans son sang.

 

MAIS

 

Mais je crois que dans l’Infini

Tôt ou tard,

Un Regard

 

Donnera un sens à l’ennui,

A nos tares,

Nos cafards.

 

Et je comprendrai, ébloui,

Le mystère

De la Terre.

 

* * *

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