Sais-tu la porte aux lourds verrous, qui claque,
Et toi, poussé
Le cœur et les pieds nus dans une flaque ?
Et ton passé ?…
Sais-tu le ciel muet, qui rompt ta chaîne
Et qui t’envoie
Mourir de soif au pied d’une fontaine ?
Et c’est ta voie.
Si tu connais cet exode, mon frère
En abandon,
Vois-tu aussi cette infime lumière
A l’horizon ?
Ne pense plus à la source trompeuse
Où l’on croupit.
Cette lueur, c’est l’eau miraculeuse,
L’espoir bénit
Qui vient pour nous, qui nous inondera,
De sa fraîcheur,
Nous lavera, nous désaltérera
En profondeur.
Chante, mon frère. Partons à sa rencontre
Main dans la main.
Frayons-nous le chemin qu’elle nous montre.
Joie pour demain.
* * *
