Viens.
Je te couvrirai d’or, de joyaux, de diamants !
Et tu resplendiras de mille feux charmants.
Viens.
« Mais mon âtre froid,
« Qui l’allumera ?
Viens.
Je t’apprendrai les nuits de fête aux cent merveilles.
Tant de plaisirs sont là, pendant que tu sommeilles !
Viens.
« Mais mon champ d’étoiles,
« Qui le veillera ?
Viens.
Je t’emmènerai loin, dans des mondes nouveaux,
Des contrées de mystère et des pays très beaux.
Viens.
« Mais mon rosier blanc
« Qui lui sourira ?
Viens.
Je me contenterai de vivre entre tes pas.
A mes désirs, vois-tu, je ne te plierai pas.
Viens.
« Mais ma liberté,
« Qui la chantera ?
Viens.
Je ramperai pour toi dans la boue des orages.
Je t’aimerai partout, jusqu’au fond des naufrages.
Viens.
« Mais mon cœur, beau sire,
« Point ne t’aimera !
