Le Tirouli
Dis, que chantes-tu, mon ami
Mi fa sol la si do ré mi
Si bon matin dans ta maison ?
Dis, que chantes-tu, mon ami
Mi fa sol la si do ré mi
Si bon matin dans ta maison ?
Elle commença à tomber,
La neige.
Et sur la vitre tiède encore,
Le ballet de ses pieds légers
Entre les doigts, au bout du nez,
Ce soir je vous ai repérés,
Petit poussin perdu,
Babillard et menu
Ce lieu maudit que tu nommes
« Vie » est un jardin. Hélas !
« Je n’ai pour tout potage, en cette triste vie,
Qu’un petit pré galeux, du soleil oublié,
Et une femme aigrie, pâle et le dos ployé.
Las ! De tendres ébats point n’ai très grande envie.
Mon rêve est d’une enfant, d’une bien douce amie,
Le soleil a mis son beau mantelet
D’or fin et de perle au creux du vallon,
Dans le jour qui somnole,
Dans le soupir du soir
Rêve, indolente farandole,
Une brise au parfum d’espoir.
Calme et enchantement.
Le ciel est sans nuage.
Elle danse, danse, passionnément,
La petite fille aux cheveux de lin.
Elle est si menue qu’un souffle de vent
Ferait s’envoler son corps de lutin !
Son petit corps serré sur le cœur de sa mère,
Ses mains menues posées sur la rondeur du sein,
L’enfant tête. Insensible au bruit, à la lumière,
La rumeur de la vie ne le distrait en rien.