COMME L’AUBE

Comme l’aube rosit dans sa jeune pudeur,
Comme l’abeille vibre au baiser de la fleur,
Comme l’espoir murmure au creux de la douleur

Je t’aime.

Comme exulte l’oiseau en un printemps de fête,
Comme jaillit soudain le soleil sur la crête,
Comme s’enfle la vague au vent de la tempête

Je t’aime.

Et, comme au soir lointain des faiblesses et des rides,
Où nos cœurs se diront des poèmes candides,
N’échangeant désormais que des bonheurs limpides

Je t’aime.

* * *

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